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En route vers un pancréas articiel: une lueur d’espoir pour les jeunes diabétiques

Afin de commencer l’année du bon pied, j’ai demandé à la belle Victoria, 13 ans et diabétique de type 1, de vous raconter son aventure avec l’Institut de recherches cliniques de Montréal. En effet, il y a quelque temps déjà, Victoria et sa maman Dominique acceptaient de prendre part aux recherches menées par le Dr. Rémi Rabasa-Lhoret.

Le pancréas artificiel: une lueur d’espoir

Rien qu’à l’écrire, j’en ai des frissons. Mais de savoir que des jeunes comme Victoria permettent l’avancement d’une telle recherche, je suis sans mots. Voilà donc l’histoire de Victoria, écrite dans ses propres mots:

« Quand ils m’ont proposé de faire partie de la recherche j’ai tout de suite accepté sans trop savoir ce que c’était au juste mais ensuite j’ai posé plein de questions et j’ai reconfirmé ma réponse. Ça consistait à expérimenter le fameux pancréas externe! Difficile de refuser! Au début j’avais un peu peur que ça fasse mal et de la fameuse prise de sang car j’aime pas ça du tout mais plus les heures avançaient et moins j’avais peur, j’ai même regarder les infirmières me mettre le cathéter sur le bras et ensuite prendre mon sang. Ce qui était le moins confortable c’était les gros collants sur ma peau, tout le monde me disait que j’étais courageuse de regarder. J’ai eu des prises de sang chaque 30 minutes durant les 3 fins de semaines que j’ai passées là-bas, et les deux dernières ils changeait le basal de ma pompe aux 10 minutes aussi c’était fatiguant un peu avoir toujours quelqu’un après moi. J’avais 5 activités obligatoires par jour: marche, jeux vidéo, babyfoot (je suis nulle) et mon cauchemar le tapis roulant durant 1 heure. À ce moment-là ils prenaient une prise de sang chaque 10 minutes (ouf). Ensuite je me sentais étourdie! Les repas n’étaient pas très bons: des repas congelés, toujours les mêmes au gramme prêt les 3 fois ou j’y suis allée. Avant de me coucher à 9h après le tapis roulant j’avais droit à une collation toujours la même également. À ce moment-là on m’installait également un soluté. Toute la nuit ils viennent prendre des prises de sang et ça ne me réveillait pas. J’ai fait plusieurs hypos de nuit et maman trouvait ça difficile car là-bas elles ne sont traitées qu’en bas de 3.0. Ma mère était presque verte de peur quand j’en ai fait une sur le tapis roulant et qu’on ne m’a pas donné de dex (hihihi). Le lendemain je ne déjeunais pas, on m’enlevait le lecteur de glucose en continu, le cathéter et le soluté et je prenais la première glycémie au doigt au bout de 24 heures et ils me donnaient au besoin une collation et ensuite maman m’a emmenée déjeuner au McDo (lol). La troisième et dernière fin de semaine, j’ai porté deux pompes et le capteur. Une de ces pompes était une pompe avec du glucagon seulement. Un moment donné ma glycémie descendait beaucoup et rapidement alors ils m’ont donné trois petites doses de glucagon et ajusté les débits de base de ma pompe. Ma glycémie s’est alors rapidement stabilisée: nous étions contents. J’ai hâte qu’ils développent une pompe avec insuline et glucagon ensemble, ça pourrait améliorer ma façon de me soigner. Je suis très contente et très fière de moi d’avoir participé à une grande recherche comme celle-là et j’espère que ça les aidera à trouver une meilleure façon de traiter le diabète de type 1. » Victoria, 13 ans et DT1

Victoria branchée à deux pompes

Le pancréas artificiel: actuellement…

Victoria à l'IRCM

C’est quoi ces machines??

Cette histoire vous a ému? N’hésitez pas à nous laisser vos commentaires qui seront transmis à Victoria et sa maman.

Si vous souhaitez en apprendre plus sur le pancréas artificiel, visitez le site de l’IRCM.

Merci Victoria pour avoir permis à la recherche d’avancer: tu as fait preuve d’un courage exceptionnel, ça c’est peu dire!

Célyne 🙂

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