Archive | juillet 2013

Dieu soit loué!

J’ai juste le goût de le crier sur les toits: nous avons enfin trouvé des valeurs sûres (si on peut vraiment dire sûres) en termes de dosage d’insuline pour Laurie. Depuis le retour du camp, les glycémies montaient en folles, mais après un dur labeur et de nombreuses glycémies nocturnes, nous avons enfin trouvé le bon rythme. Reste à savoir ce qui causaient ces hausses en apparence inexpliquées… les hormones très probablement. Seul l’avenir nous le dira…

En attendant, nous mordons à pleines dents dans l’été, avec un pique-nique au parc ce midi et un bel après-midi à l’eau avec Parc-O-Mètre Longueuil.

Bonne semaine,

Célyne 🙂

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Courtes nuits?!?

On oublie vite les nuits écourtées lorsque nos enfants grandissent. Alors que me lever pour faire boire Laurie et Leo ne m’a jamais posé de problèmes (papa travaillant de nuit, je le faisais seule cinq nuits par semaine et il a toujours pris la relève les week-ends), je dois dire que la dernière semaine a été complètement épuisante pour Laurie et moi. Vu les nombreux ajustements, il est nécessaire de prendre la glycémie de Laurie plus souvent, donc comme elle prend la dernière entre  20h et 21h, je la reprends vers 23h, vers 2h et vers 4h. En apparence, Laurie ne s’en rend pas compte… la réalité est tout autre. Elle est très fatiguée et on le sent. Moi-même, je suis épuisée. Mais fort heureusement, je suis en vacances! Qui plus est, on a choisi de faire dormir Laurie avec maman cette semaine afin de faciliter les choses: le cadran sonne, j’ouvre la lumière, teste Laurie alors qu’elle dort toujours, me rendort. Notre coco Leo, pour sa part, n’a qu’une envie: que ces tests cessent pour qu’il puisse également s’offrir une nuit avec maman. Dommage, papa reprend sa place dès demain soir! Ce n’est que partie remise mon Leo!

Toutes les familles ne gèrent pas le diabète de la même façon, certaines choisissent de se lever toutes les nuits, en tout temps, alors que d’autres ne le font que lorsque le dosage d’insuline doit être ajusté ou encore lors d’activités physiques plus intenses en soirée ou en cas de maladie. D’une façon ou d’une autre, chaque enfant est différent et chaque famille fait de son mieux. Mais ce soir, je lève mon chapeau à ces parents qui nuit après nuit se lèvent pour leurs cocos sucrés.

La guerre n’est pas tout à fait gagnée, mais nos efforts nous ont mis sur la bonne voie!

Célyne 🙂

Coincidence…

Ce matin, alors que je pestais contre un « autre » satané virus qui semble avoir attaqué Laurie de plein front, j’ai reçu un courriel. Normalement je ne porte aucunement attention aux chaînes de lettres, mais le titre de celui-ci a attiré mon attention: « Prière de guérison« . Alors au grand dam sûrement de ceux à qui je l’ai retournée, je ne pouvais omettre de le faire cette fois. Je vous explique.

Laurie se lève vers 7h30, plutôt en forme, je ne l’entend pas alors qu’elle décide de faire son lit et ramasser un peu sa chambre pour nous faire une surprise. Je l’entends finalement quelques 10 minutes plus tard alors qu’elle se rend aux toilettes. Comme je la vois, elle me dit qu’elle a mal au ventre. Avoir mal au ventre, lorsqu’un enfant est diabétique peut avoir une toute autre signification. La présence de cétones dans le sang. Je touche ses ganglions et voilà, d’un côté c’est enflé. Alors on décide de faire un test de glycémie: 19.5 au lever, test de cétones 1.6. On a donc ajouté 1 unité d’insuline à la dose « normale » vu le 19.5  puisque les cétones créent une résistance à l’insuline. Nous devrons retester la glycémie vers 10h afin de s’assurer qu’elle ne descend pas trop vite, et retester les cétones au dîner en espérant que ce soit déjà chose du passé.

C’est quoi ça des cétones?

Lorsque l’insuline n’est pas suffisante dans le corps pour aider les muscles à absorber le glucose dans le sang, ceux-ci ayant besoin d’énergie brûlent le gras menant à des corps cétoniques, des acides toxiques. Une accumulation de ces corps cétoniques peuvent mener à l’acidocétose diabétique qui est potentiellement mortelle.

Tous les enfants ont des virus ou des bactéries de temps à autre. Dans le cas d’un enfant diabétique, ceux-ci prennent beaucoup de place: un simple rhume peut ruiner une glycémie. Toute maladie, plus anodine l’une que l’autre rend l’enfant résistant à l’insuline occasionnant ainsi une cascade… glycémie élevée, cétones… et le reste, on ne veut même pas y penser.

Les tests de cétones se font au moyen de bandelettes de cétonémie, ressemblant à un test de glycémie ou encore au moyen de bandelettes Ketostix qui est un test d’urine.

Voilà pourquoi aujourd’hui, la prière de guérison prenait tout son sens pour nous ce matin.

Célyne

Source: Abbott Soins du diabète

 

 

Et c’est un retour!

Laurie est revenue vendredi de son camp, et on sent bien sa présence! Nos vraies vacances sont commencées, bien que papa n’en ait pas cette année! Avec la chaleur intense des derniers jours viennent les hyperglycémies même si on reste à l’air climatisé (la cocotte ne fait rien, aucun sport, aucune activité extérieure et ça se réflète sur les glycémies!).

Comme je ne suis pas femme à rester assise à ne rien faire, lorsque mon amie Nancy Lachance m’a proposé de tenir un party Tupperware chez moi, je me suis dit que c’était l’occasion de réunir les personnes que l’on voit si peu souvent et qui nous manquent tant. Laurie n’est pas en reste: elle m’a demandé d’inviter les enfants également, et qu’elle sera la « gardienne » attitrée. Attention: elle n’a que 9 ans et demi!!!

Pourquoi je vous fait part de ce Party ici? Tout simplement parce que grâce à la générosité de Nancy, 10% des ventes seront remis à la Fondation pour enfants diabétiques, au bénéfice du Camp Carowanis, afin que d’autres enfants puissent bénéficier d’un camp si merveilleux. Fait important à noter: le Camp Carowanis ne refuse aucun enfant pour des raisons financières. De plus, ce camp est spécialisé pour les enfants diabétiques, permet à ceux-ci de devenir de plus en plus autonome tout en gardant une surveillance constante. Les enfants y font une multitude d’activités de plein air, et ce, dans les montagnes de Ste-Agathe-des-Monts. Les plus vieux peuvent même faire des sorties en canot-camping ou en vélo-camping!

Pour venir vous amuser avec nous le 26 juillet prochain dès 18h00, et prendre un verre tout en dégustant salsa et guacamole maison ainsi que popcorn au caramel, confirmez votre présence ici. Dans le cas où vous ne pouvez vous déplacer, les commandes en ligne à ce lien seront également comprises afin de verser un 10% à la FED.

Une autre façon d’aider est de magasiner dans le catalogue de collecte de fonds en ligne. Les achats faits au moyen de ce lien permettront une remise de plus de 50% des ventes au profit du Camp Carowanis.

Au plaisir de vous voir et de partager avec vous!

Célyne et Laurie 🙂

La chance…

Alors que nous jonglons avec glycémies, dosage d’insuline, activités physiques, gâteries, et tout l’enfer qui entoure le diabète de type 1 de notre fille Laurie, 9 ans et demi, je me sens bien chanceuse aujourd’hui.

De la chance parce que… malgré la maladie, Laurie est en vie! Et bien en vie vous me direz, elle qui est plein d’énergie depuis la découverte de son diabète et le traitement de celui-ci!

Depuis longtemps, j’essaie de me dire « lorsqu’on se compare, on se console ». Eh bien, après les événements tragiques de Lac-Mégantic, la perte de nombreuses vies humaines, je peux dire qu’aujourd’hui je me trouve vraiment chanceuse d’avoir ma belle fille avec moi. Rien de tel qu’une catastrophe de cette envergure pour nous remettre les yeux en face des trous et nous démontrer notre chance.

C’est pourquoi aujourd’hui j’ai fait un don pour les sinistrés de Lac-Mégantic lors de mes achats au Wal-Mart. Et vous, avez-vous fait votre don?

Non? Tout n’est pas perdu… vous avez mille et une façons de faire votre don:

Directement sur le site de la Croix-Rouge
En faisant vos achats chez Wal-Mart
En faisant votre plein chez Couche-Tard
Par le biais de la Caisse ou de votre banque
En assistant au Spectacle de Noir Silence et cie
Dans tous les IGA du Québec
Et plusieurs autres…

En attendant, aimez et partagez cette page facebook: Support Lac-Mégantic, le courage d’exister

En mon nom et celui de ma famille, j’envoie toutes mes pensées aux familles éplorées.

Célyne

Être une maman…

Être une maman est certainement la chose la plus merveilleuse qui me soit arrivée dans ma vie, mais c’est également le travail le plus difficile que j’aie eu à faire. Enfin faire… ce n’est pas tout à fait ça. Le terme « être maman » prend tout son sens, plus les années passent…

Tout le monde le sait: une femme, dès le moment où elle fait un test de grossesse positif, est une maman dans l’âme et dans le coeur. Elle sent son bébé, bien avant qu’il ne bouge concrètement, c’est instinctif et impossible à définir. La naissance de l’enfant concrétise les rêves les plus fous de sa maman. un beau bébé rose en santé. Malgré de petites inquiétudes ici et là, la vie suit son cours, la maman s’adapte, se lève la nuit, reconnaît rapidement les signes de soif, de faim ou encore le besoin de sécurité de son bébé. Tout vient naturellement et c’est merveilleux.

Pas facile tous les jours vous me direz, entre les repas, le travail, le ménage, l’école des enfants, les leçons de piano, le hockey l’hiver, le soccer l’été. Sans compter qu’il faut discipliner, inexorablement. Mais encore… Tout cela vient également naturellement.

Qu’advient-il par contre lorsque notre enfant est atteint d’une maladie incurable, qui affecte sa qualité de vie mais également celle des autres membres de la famille? Bien… on s’adapte, on continue entre les repas, le ménage, le travail et les études, l’école des enfants, le bénévolat, les cours de natation des deux enfants, les cours de plongeon de la grande, les rendez-vous chez le dentiste, chez l’optométriste, chez l’ophtalmo pour l’un, chez le cardio-ped et l’endo pour l’autre, les problèmes du reste des deux familles, et la discipline, il ne faut surtout pas oublier la discipline car celle-ci prend encore plus son sens puisque le plus jeune ne comprend pas pourquoi l’attention dont il était l’objet depuis sa naissance n’est plus tout d’un coup et que la grande en demande encore et encore plus. On s’adapte, car c’est ce que l’être humain fait dans de pareils cas; on s’adapte et on pousse notre enfant à dépasser ses limites, à se surpasser et on lui montre que rien n’est impossible…

Mais ce jour où tout venait naturellement est révolu. Notre cerveau est maintenant dotée d’une calculatrice (qui met les parenthèses pour les divisions et multiplications), il s’inquiète continuellement parce que la glycémie n’est pas ce qu’elle devrait être toute la semaine avant le séjour tant attendu au camp, parce que finalement c’est un virus (et pas les hormones, et pas la canicule, et pas l’excitation de la fin des classes, et pas… je ne sais quoi).

On laisse notre enfant de 9 ans pour la 2e année de suite dans un camp des Laurentides pour se faire pousser vers la sortie par cette même petite si courageuse et lorsqu’on quitte… Ouf!!! On se sent coupable d’être une maman, une maman qui a ses limites, une maman qui a bien besoin de ces 12 jours de vacances de diabète alors que notre enfant n’en aura jamais. On se sent coupable d’être si soulagée, soulagée de ne pas avoir à s’inquiéter pendant 12 jours, toutes les heures, toutes les minutes. On se sent coupable d’être soulagée de rester avec seulement le plus jeune qui pourra enfin avoir toute l’attention requise par un enfant qui a bien hâte de rentrer à la maternelle en septembre. On se sent coupable de seulement se sentir coupable…

C’est ça être une maman…

Célyne