Archive | mai 2013

Une nuit sur le carreau!

Après un rendez-vous annuel satisfaisant où nous avons pu voir que les efforts du dernier trimestre ont porté fruits, voilà que nous venons, Laurie et moi, de passer une nuit sur le carreau! Et c’est le cas de le dire!

Suite au changement de plan alimentaire et en se basant sur les dernières glycémies, l’endocrinologue de Laurie a changé la dose de sa Lantus (c’est l’injection qu’elle reçoit le soir avant le coucher et qui dure 24h environ). Mais M. Diabète a fait des siennes: mal de gorge oblige, nous avions des glycémies dans les 14-15,18-19. La nuit dernière, avec une glycémie dans les 10 au coucher, mue par l’instinct maternel je suppose, j’ai choisi de me vérifier sa glycémie à plusieurs reprises durant la nuit. Voici le résultat:

  • 22h30: 7.8
  • 00h00: 6.9
  • 02h00: 6.0

Ça descend lentement tout de même, je décire de dormir un 3h de suite.

  • 05h00: 3.8  shnout!!

On se réveille bien comme il faut, on réveille la cocotte également comme il faut. Facile… Elle dort depuis 21h00! Je lui tends 4 Dex (comprimés de glucose) qu’elle croque. Bien évidemment, à cette heure-là, il faut un moyen pour rester éveillée assez longtemps pour vérifier la glycémie à nouveau, prendre un verre de lait pour éviter de redescendre en hypo avant le « vrai » lever… Et hop, le tout fait on se recouche…

À 07h00, je me réveille d’un saut en me demandant si Laurie est ok. Effectivement elle l’est… Ouf…

Et on recommence ce soir… afin de voir si ce n’était pas un cas isolé ou s’il faut vraiment redescendre la Lantus.

J’espère que cette petite entrée dans notre quotidien vous a plu! En attendant, si vous me voyez en train de dormir en prenant mon café, réveillez-moi!

Célyne 🙂

Incrédule…

Samedi soir, j’expliquais à un monsieur que Laurie est diabétique, car il avait remarqué qu’elle calculait ce qu’elle mangeait. Je suis restée incrédule lorsqu’il m’a dit: « Ah, ça c’est le diabète juvénile, ça va partir à l’âge adulte heureusement! ». Eh bien non… dommage, mon mari me pressait de partir, mais je devais bien expliquer à cet homme que non, le diabète juvénile (maintenant appelé type 1) n’est pas seulement une maladie que l’on a enfant, mais bien pour toute la vie. Je comprends que nous vivons avec la maladie, et que nous avons beaucoup appris dans la dernière année, et que nous allons encore apprendre avec les années qui viennent. Mais je me rends de plus en plus compte que le type 1 n’est pas seulement inconnu mais le plus souvent il est méconnu. J’aimerais trouver un moyen de le faire connaître plus, pour que les gens comprennent un peu plus ce que nous vivons. J’espère par nos articles à Laurie et moi réussir à faire connaître un peu le diabète de type 1 auprès de la collectivité.

Si vous avez des suggestions, commentaires ou questions, il me fera plaisir d’y répondre au meilleur de ma connaissance, ou d’aller chercher la réponse auprès d’autres personnes plus qualifiées.

Merci

Célyne 🙂

Une marche de 5km

Salut tout le monde,

Le 9 juin je vais marcher 5km lors de la Marche pour la guérison du diabète de la Fondation de recherche sur le diabète juvénile.

Pour arriver à mon objectif de 500$, j’ai besoin de votre aide. J’espère que la recherche va un jour m’aider à mieux vivre avec ma maladie et peut-être un jour me guérir.

Merci de m’encourager.

Laurie 🙂

Rencontre avec Medtronic

Aujourd’hui nous avions une rencontre avec la représentante de Medtronic 🙂 Nous avions déjà fait notre choix mais notre rencontre a confirmé ce choix comme étant le meilleur pour Laurie et la prise en charge de son diabète. Elle a tellement hâte d’avoir sa pompe à insuline, elle est belle à voir! Elle a déjà décidé qu’elle la veut bleue! Telle que je connais ma fille, elle voudra plein de skins et de ceintures pour porter sa pompe, elle qui adore le magasinage, depuis toute petite!

J’ai bien aimé le service qu’ils offrent, de vérifier avec les assurances collectives notre couverture. Maintenant j’aimerais bien qu’on me dise que le capteur pour le système de glucose en continu soit couvert (c’est beau rêver n’est-ce pas?).

Et vous, quelle pompe vos enfants portent? Êtes-vous satisfaits? Qu’aimez-vous le mieux? Ce que vous aimez le moins? Et vos enfants? Sont-ils toujours aussi emballés par la pompe après 3 mois? après 1 an?

Au plaisir de lire vos commentaires!

Célyne 🙂

Bilan alimentaire, qu’essé ça?

Tous les jours nous devons calculer avec Laurie ce qu’elle mange selon son plan alimentaire. On peut se permettre de petits écarts en ajustant la dose d’insuline au repas, mais en règle générale elle doit manger 60g de glucides aux repas, 15-20g aux collations AM et PM et 10-15g avant le dodo. On ne l’écrit pas dans un cahier, mais on le calcule tous les jours de la semaine, de l’année, à tous les repas et collations, à la maison comme au restaurant!

De temps à autre, la nutritionniste de l’hôpital nous demande de faire un bilan, quelquefois de 3 jours, d’autres de 7 jours, des fois des jours de semaine, d’autres incluant les week-ends, que ce soit pour voir si on fait la bonne affaire (mais bien sûr!! nous sommes des pros!), ou pour un changement dans l’insulinothérapie (passage d’insuline intermédiaire à rapide par exemple).

Mais cette fois-ci, c’est pour une bien belle raison! Laurie passera à la pompe cet été après le Camp Carowanis, et nous débutons bientôt nos cours de calcul de glucides avancés en vue de cette nouvelle étape. Les trois derniers jours nous avons donc fait un beau bilan à envoyer à la nutritionniste: date et heure des repas et collations, glycémie, insuline injectée, nourriture prise avec le calcul des glucides moins les fibres et le total, et des commentaires sur son état en général, comment on traite les hypos (il n’y en a pas eu!), les préventions d’hypo pour l’activité physique, et ainsi de suite. Le résultat n’est pas trop mal, malgré un mal de gorge et des ganglions enflés depuis lundi matin mais qui semblent se résorber tranquillement.

Il ne reste plus qu’à mettre le tout au propre et l’envoyer par courriel à la nutritionniste! 🙂

Célyne 🙂

Pourquoi?

Le monde me demande beaucoup de choses. Ex.: Est-ce-que ça fait mal? Peux-tu manger ça? Je n’aime pas ça du tout. J’aimerais que mes amis et le monde autour de moi oublient que j’ai le diabète et j’aimerais qu’ils fassent comme si je ne l’avais pas.

Laurie 🙂

Le verre à moitié plein

Lorsqu’on a appris que Laurie était diabétique de type 1, ça a été comme une onde de choc. Ça été difficile, et ce l’est encore par moment. Pour ma part, j’ai beaucoup pleuré, en voiture, seule, alors que tout allait bien, les larmes venaient sans que je puisse faire quoi que ce soit. Pour papa, c’était la colère, tout simplement. Pour Leo, bien qu’on puisse penser qu’il ne comprend pas bien la maladie et ses conséquences, on peut déceler une certaine inquiétude envers sa soeur.

Mais encore… plus difficile pour Laurie, bien sûr, car c’est elle qui subit les contre-coups de la maladie; un moment elle se sent bien, et l’autre elle se sent très mal. C’est aussi elle qui doit interrompre ses activités parce qu’elle est en hypo par exemple. Comme hier, alors qu’elle avait fait 45 minutes de son cours de natation, et où elle s’était donnée à fond dans les longueurs: elle arrive au bout de la piscine où j’étais assise, et me lance qu’elle ne sent pas très bien. Ça n’a pas pris ni une ni deux, que je lui ai intimé de sortir de la piscine tout de suite pour un test. Résultat: 4.2. On a traité comme une hypo puisque toutes les conditions étaient présentes pour que ça continue à descendre. Après une hypo, il faut retester après 15 minutes. Laurie a donc dû terminer son cours avant la fin (quelle déception de ne pas pouvoir faire la partie plongeon!).

En même temps, comme nous avons décidé que le diabète ne l’empêcherait pas de vivre, et qu’il est de notre devoir de lui faire voir le verre à moitié plein, je ne peux m’empêcher d’avoir été très heureuse de voir que malgré l’activité physique intense en cours, Laurie a senti ses symptômes d’hypoglycémie.Effectivement, on a appris récemment que la montée d’adrénaline lors d’exercice physique empêche de sentir les symptômes d’hypo. Arrêtez un cours quelques minutes avant la fin est certes décevant, mais on a choisi de voir cela comme une victoire dans la bataille de Laurie contre le DT1.

Pensez-y la prochaine fois que vous verrez un obstacle se dresser sur votre route…

Célyne 🙂